Les refugies palestiniens – Presentation Given During the 11th of November Conference in Geneva


Introduction
Au jour ou nous parlons aujourd’hui, sur une population totale de 10.6 millions de palestiniens, 7,1 millions, soient environ 67% de la population palestinienne, sont des refugies. Les palestiniens constituent la plus grande population de déplacés dans le monde actuellement, représentant les un tiers a la moitié des réfugiés au niveau mondial.
Les palestiniens sont généralement séparé en 3 catégories : tout d’abord les réfugiés de 1948, lesquels s’élèvent a 5,7 millions, parmi eux 4.7 millions sont inscrits auprès de l’UNRWA.
Les réfugiés de 1967 au nombre de 955 247, sont le deuxième plus grand groupe. 
Le 3ème  groupe sont les déplacés internes palestiniens qui se séparent en deux catégories. Les premiers, environ 335000, ont été déplacé à l’intérieur de l’Etat d’Israël. Les deuxièmes, environ 129000, sont des déplacés internes dans les territoires palestiniens occupés. Parmi ces derniers environ 37000 ont connu des déplacements forcés plus qu’à une seule reprise.
Nous soulignons que la très grande majorité des réfugiés palestiniens vivent dans les pays frontaliers a la Palestine et dans les Territoires Palestiniens Occupes (TPO), tandis que la plupart d’entre eux, environ 81%, vivent en dehors des 58 camps officiels de l’UNRWA.
Les réfugiés palestiniens dans les TPO 
Le nombre de réfugiés en Cisjordanie est estimé à 652 855 (32% de la population totale), tandis que dans la bande de Gaza ils s’élèvent a 766 124 (67% de la population totale). La population de refugie des TPO représente donc aux alentours de 45% de la population totale.
La plus grande population de refugies palestiniens vivant à l’intérieur des camps se trouve à Gaza, de l’ordre de 495000, soit environ 46% des réfugiés inscrit à Gaza. Cela représente environ 36% de tous les réfugiés vivant dans les 58 camps de l’UNRWA. Dans la Cisjordanie, la population résidant dans les camps s’élève à environ 193000. Environ 38% de tous les réfugiés inscrits à l’UNRWA vivent dans les camps dans les TPO. Beaucoup de villages de la Cisjordanie sont en fait constitués par des populations de réfugiés. Il y a pas moins de 100 localités dans la Cisjordanie dans lesquelles les réfugiés de 48 constituent 50% de la population.
La situation socio économique 
La population réfugié  palestinienne est généralement jeune, 31% des réfugiés inscrits ont moins de 18 ans, mais dans la bande de Gaza ce taux se monte à 46.4%. Le taux de chômage parmi les réfugiés est généralement plus élevé dans les camps, comme nous le verrons par la suite avec le camp de Balata. Dans les TPO, les ménages des camps de réfugiés souffrent des plus hauts taux de pauvreté et de taux de mortalité infantile légèrement plus élevé également.  Les droits politiques des refugies palestiniens dans les TPO sont similaires aux autres palestiniens, a l’exception des élections municipales ou ils ne votent pas. Ils ont en effet leur propre comite populaire qui gère le camp.
Le camp de Balata a Naplouse
Le Camp de Balata a été créé en 1950 à la suite de la Nakba en 1948. Lors de l’arrivée de nombreux refugies a Naplouse, ils se sont installes dans un premier temps a l’extérieur de la ville dans des tentes et des abris de fortune. L’heure était alors a l’optimisme et les refugies pensaient alors rentrer dans un avenir proche dans leurs régions et foyers d’origines. La situation ne s’ameliorant pas, l’UNRWA loua alors pour une durée de 100 ans un terrain a des paysans de Balata un village a proximité de Naplouse, d’ou le nom du camp, pour installer les refugies. Aujourd’hui Balata est le plus grand camp de réfugiés de la Cisjordanie avec 25 000 personnes.                                                                                                                                            
 Les conditions de vie dans le camp varient d’une famille à une autre mais de nombreuses personnes sont toujours contraintes de vivre dans des conditions d’extrême précarité, confrontés à des problèmes tel que le surpeuplement, l’étroitesse des logements, la limitation des opportunités d’éducation, les problèmes de santé et un haut taux de chômage.  Le principal obstacle pour assurer des logements convenable aux résidents du camp et de répondre aux problèmes de surpeuplement est le manque d’espace. Le camp de réfugiés de Balata a en effet une superficie de seulement 1 km2. Il a été initialement conçu pour accueillir 5000 à 6000 personnes. Aujourd’hui il compte environ 25 000 personnes. Des étages supplémentaires ont été ajoutés, année après année, pour faire face à l’augmentation de la population.  La qualité de l’éducation dans les camps a été affectée en raison des conditions de surpopulation, ainsi que par la limitation des ressources. Le manque d’enseignants et d’espace ont conduit les écoles à être obliger d’alterner les matinées et les après midi, pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école. A Balata par exemple, cinq écoles différentes se partagent trois bâtiments scolaires, lesquels peuvent accueillir 4500 élèves. La taille moyenne des classes est de 50 a 55 élèves.                                                                                             
 Les conditions de santé se sont également détériorées en raison de la situation sociale et économique difficile. A Balata il ya une seule clinique de santé de l’UNRWA pour tous les résidents du camp. Il y a environ 170-200 réfugiés pour chaque médecin. Les services de l’UNRWA ont diminués au fil des années et le financement international est insuffisant pour faire face à la détérioration des conditions dans les camps.                                                          
 Le niveau de chômage au sein des résidants du camp est estimé à 70%. Beaucoup de gens avaient en effet l’habitude de travailler en Israël sur une base saisonnière et permanent avant la première et la deuxième intifada. La plupart de ces travailleurs ont perdu leur emploi en raison des couvre-feux prolongés, des fermetures des check points et des restrictions de permis depuis la deuxième Intifada. Il est important de souligner que  le nombre de travailleurs palestiniens officiels, avec permis, en Israël s’est réduit a 25000, alors qu’avant la première Intifada ils s’élevaient a 500000 palestiniens.                                                             La situation sécuritaire dans le camp est bonne et s’est beaucoup amélioré depuis la fin de la seconde intifada. Il n’est pourtant pas rare que l’armée israélienne boucle les abords du camp ou que les colons y viennent pour provoquer des palestiniens.                                                          
Le camp de balata a également été un foyer de la résistance pendant la première et la seconde intifada. Durant cette dernière Intifada plus de 400 résidents du camp ont été assassiné par l’armée d’occupation israélienne, plus de 1000 personnes emprisonnés pour des périodes allant de deux à six ans, ainsi que plus 1500 blessés. De nombreuses maisons et bâtiments ont été explosés par l’armée israélienne. Toutefois, en dépit de ces défis, de nombreuses organisation dans le camp continuer à promouvoir des activités et fournir des services pour améliorer la vie dans le camp ainsi que de sensibiliser les jeunes sur le droit des réfugiés, les droits de la femme, des enfants, mais surtout sur le droit au retour – un droit qui est protégé et garanti par droit international et résolutions des Nations unies.
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